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Articles de la rubrique "L'histoire du karaté"
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le karaté

Vendredi 02 Mai 2008 à 01:06

Publié par loup_sombre dans L'histoire du karaté

 

 

 

 

 

 

Pour bien comprendre les origines du Karaté, il faut situer l'île d'Okinawa. C'est l'île principale de l'archipel des Ryu-Kyu, située entre l'île de Taiwan, le Japon et la Chine. L'archipel compte environ 70 îles.

Dès le 10ème siècle, la Chine entretient des rapports commerciaux avec l'archipel des Ryu-Kyu. De nombreux chinois se rendent à Okinawa, parmi eux des experts de boxe chinoise. Les arts et la culture traditionnels de l'île portent l'empreinte de l'influence chinoise.

A partir du 16ème, et ce jusqu'au 19ème siècle, cette île fut le théatre de conflits entre le Japon et la Chine. Tour à tour, ces deux pays ont imposé leur souveraineté sur l'archipel. A chaque fois l'envahisseur instaura une domination militaire, interdisant toute arme, afin d'éviter les rébellions.Pendant tous ces siècles d'occupation les techniques de combat à mains nues (Tode) se sont naturellement développées, transmises secrètement, de Maîtres à disciples.

Les entraînements, qui se déroulaient le plus souvent la nuit, étaient basés uniquement sur l'efficacité. L'esprit de résistance, exacerbé par les exactions de l'occupant, et allié à l'instinct de survie ne laissaient aucune place au spectaculaire ou à l'esthétique. Ce sont donc les habitants d'OKINAWA qui ont donnés naissance à cette méthode de combat à mains nues, appelée par la suite KARATE.

 

L'art de combat à mains nues se développa surtout autour de 3 villes : Naha - Shuri - Tomari et donna naissance à 3 styles majeurs. Le Naha-Te était développé autour de la principale ville portuaire, Naha, qui était un grand centre de commerce.

Cette méthode de combat était perpétuée par Bushi (guerrier) Sakiyama (+.1819), Arakaki Kamadeunchu (1840-1920) et Kanryo Higashionna (1851-1915).

Le Naha-Te est reconnu comme Shorei Ryu (style inspirationnel) et évolua en Goju Ryu et Uechi Ryu, qui sont les styles de karaté d'Okinawa aujourd'hui.

Le Shuri-Te est un style qui était développé essentiellement dans la ville de Shuri, l'ancienne capitale d'Okinawa. C'est là où vivaient le roi et les membres de la noblesse.

Le Shuri-Te est connu maintenant à Okinawa sous le nom de Shorin Ryu (style de la jeune forêt), il donna aussi naissance au Shotokan et au Wado Ryu au Japon.

Un autre style connu sous le nom de Tomari-Te est considéré comme une ramification du Shuri-Te.

Le Tomari-Te était pratiqué dans le village de Tomari. Celui-ci, proche de Shuri, était peuplé surtout d'agriculteurs et de pêcheurs. Cependant, dans les courants dominant du développement historique du Karaté, il n'y a réellement que deux grands styles d'origine : le Shuri-Te et le Naha-Te (Te = mains).

 

De ces deux styles de Karaté d'Okinawa, il faut noter que le Shuri-Te est caractérisé par des mouvements rapides contrairement au Naha-Te qui a des mouvements plus puissants.

Comme les deux styles sont dérivés des mêmes traditions martiales chinoises, leurs différences sont seulement d'ordre technique. Le Shuri-Te était un style plus offensif, il provenait des techniques de combat chinoises du Nord, tandis que le Naha-Te était plus défensif, de provenance du Sud.

Le Naha-Te semble avoir plus de techniques en contraction et met l'accent sur la respiration et le contrôle du Ki (énergie interne) sous l'influence de la philosophie taoïsme. Tandis que le Shuri-Te paraît être dérivé du Shaolin Kenpo, plus dynamique et plus rapide. La respiration doit y être naturelle.

 

Au 20 ème siècle ,de grand maitres comme Funakoshi du shotokan et Miyagi du goju ryu propagèrent le karaté dans la japon d'avant guerre (les grands arts martiaux japonais de l'époque étant le kendo ,le judo ,le ju-jitsi ,l'aikido ainsi que de nombreuses formes de kempo (art du poing).

 

le jissen karaté

Vendredi 02 Mai 2008 à 00:51

Publié par loup_sombre dans L'histoire du karaté

 

 

 

Le karaté connut une véritable révolution avec Masutatsu Oyama ,fondateur du kyokushin kaikan qui étudia le kempô chinois ,le taekkyun et le goju ryu dans sa Coree natale avant de partie à 13 ans pour le japon ou il étudira le Shotokan avec Ô Sensei Funakoshi dont il obtiendra 4ème Dan mais le manque de contact de ce style ne le satisfera pas .

Le Japon est occupé. Un soir, mas Oyama intervient dans une soirée pour protéger de jeunes danseuses d'un "gaijin" importun. S'en suit un début de rixe que conclut Mas Oyama d'un tsuki à la tête de l'américain. L'homme meurt sur le coup. Fortement touché par cet événement, Mas Oyama travaille dans une ferme pour verser une rente à la famille de la victime, et cela pendant plusieurs années.

C'est aprés cet événement que sous les conseils de So Nei Chu ,un expert en goju ryu karaté ,Oyama parti s'isoler( avec 2 autres compatriotes coreens qui fondérent de redoutables styles méconnues) dans les montagnes afin de compléter sa recherche spirituel .

Oyama s'impose une discipline de fer et un entraînement rigoureux pendant 18 mois. Imprégné de Zen, il s'impose des entraînements draconiens hiver comme été, avec kihon sous les cascades d'eau glacée, course en montagne, frappes dans les arbres, etc. Le soir, c'est la vie et l'oeuvre de Myamoto Musashi qui à la lumière d'une bougie, vient renforcer sa volonté.Il puise dans les formes anciennes coréennes le travail des coups de pieds auxquels il ajoute les balayages et les attaques dans les jambes. Le Gojû Ryu qu'il a appris du Maître Yamaguchi Gogen lui inspire les techniques de poing et le travail respiratoire. Il tire du Shotokan les principes de base du mouvement linéaire et y ajoute pour les gradés les formes circulaires du Taikiken de Maître Kenichi Sawai.

Quand il revient à la civilisation en 1950, il teste sa force sur un taureau. Il en bataillera 52 dans sa vie, en tuera 3, se contentant le plus souvent de leur briser les cornes du tranchant de la main. En 1952, il entame une tournée éclatante de démonstration et de défis aux États-Unis puis en Asie en bataillant karatékas, boxeurs, lutteurs et autres adversaires qu'il domine largement. Il reproduit l'expérience en Asie affrontant les meilleurs combattants d'Arts martiaux locaux, y compris en boxe Thaï.1964 voit l'ouverture du premier Honbu Dojo, et c'est en fait seulement à cette date que Maître Oyama donne à son style le nom de Kyokushinkai (l'école de l'ultime vérité).

Le kyokushin donna naissance au "jissen" (reel) karaté qui se différencie des autres styles par ses combats en pleins contacts.Il donna naissance à un grand nombres d'écoles de karaté (seido kaikan , daido juku ...)ayant pour but l'efficacité reel  ... Le kyokushin se démocratisa et ses règles de compétitions s'adaptèrent en retirant les techniques de poings aux visages (pratiqué sans gants) ainsi que les saisies ,se qui déplu à certains maitres du kyokushin comme Kurosaki (cofondateur du kick boxing)  ,Azuma (du daido juku) ,Ishii (du seido kaikan) ou encore Yoshiji Soeno (du shidokan).

 

 

 

 

 

    

le shidokan

Vendredi 02 Mai 2008 à 11:17

Publié par loup_sombre dans L'histoire du karaté

 

 

Yoshiji Soeno

fondateur

du shidokan

Le kyokushin kaikan de Maître Oyama créa une nouvelle génération de karateka rodé au plein contact qui créerent de nombreux styles avec chacuns leurs particuliarités techniques.Ce fut le cas du redoutable karateka nommé YOSHIJI SOENO.

 Le fondateur du shidokan soeno karate , Maître Yoshiji Soeno, est né le 29 septembre 1947 à Tokorozawa, Département de Saitama. Il est le descendant direct d’une famille de samouraïs. Il expérimente au Japon les arts martiaux suivants : judo, wado kaï kendo, boxe et fait ses armes au Karaté Kyokushinkaï sous la tutelle de Masutatsu Oyama et de trois de ses disciples : Tadashi Naka-Mura, Kenji Kurozaki et Akio Fujihara, pendant de nombreuses années.

Maître Soeno fut surnommé par Maître Oyama lui-même « Le Tigre du Kyokushinkaï » à l’époque où il acquit ses plus grands titres. Alors que le Japon découvre le Muay Thaï, Maître Yoshiji Soeno n’hésite pas à défier ces nouveaux combattants dans leur discipline, gagnant ainsi une dizaine de combats, notamment contre Kannan Pai et Sakao Charmoon. En 1969, le karaté Kyokushinkaï s’ouvre aux autres disciplines et c’est dans la catégorie OPEN qu’il termine deuxième au tournoi du Japon. Cette même année, Maître Soeno ouvre son propre dojo, offrant un étonnant mélange de Karaté et de Boxe thaïlandaise. Maître Soeno fonde le Shidokan en 1981, introduisant les techniques du Karaté Kyokushinkaï, de boxe thaïlandaise et du Jujitsu qui permettent à ses adeptes de s’adapter à différents styles et leur impose ainsi une recherche constante d’efficacité.

 

 
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